Carrie Beetham, photo Rebecca HallasArticle aimablement mis à disposition par Juan Carlos Baiges.
Traduction pour BabelFAmily: Henriette Champsaur
Par Nick Miller / The Age
11 Février 2010 - Les scientifiques de Melbourne, Australie, ont fait un grand pas en avant dans la recherche pour un traitement de l’ataxie de Friedreich (AF), cette maladie génétique actuellement incurable qui cause une lente dégénérescence du système nerveux et peut réduire sérieusement l’espérance de vie. Les groupes de recherche de l’Université de Melbourne et de l’Institut de Recherche Médicale Monash ont réussi à obtenir des cellules souches pluripotentes (iPS) à partir de la peau de malades AF. Ce résultat pourrait raccourcir le temps nécessaire à l’obtention d’un traitement médicamenteux ou même être utilisé directement comme traitement. Ce travail est considéré à l’avant-garde dans la recherche conduite à travers le monde sur cette maladie qui touche des centaines de personnes en Australie.
La doctoresse Mirella Dottori, de l’Université de Melbourne, a déclaré que la clé pour une nouvelle approche de l’AF, était les cellules souches pluripotentes induites (iPS) produites par l’Institut Monash en utilisant la peau de patients AF. Le docteur Paul Verma, leader du programme de recherche de MIMR sur les cellules souches, a créé les premières cellules iPS en Australie au début de 2009. La Doctoresse Dottori et sa collègue Alice Pebay ont « incité » ces cellules à se transformer en cellules nerveuses et cardiaques, que l’on peut utiliser pour mieux comprendre cette maladie. On peut aussi les utiliser pour tester des médicaments afin de voir s’ils peuvent inverser les effets du gène défectueux. Ces cellules pourraient même être utilisées en « thérapie cellulaire régénérative», en corrigeant le gène défectueux et en le réimplantant chez les patients AF. « C’est vraiment enthousiasmant, de nouvelles perspectives sont ouvertes. » a déclaré le Dr Dottori. Cette recherche a été bien accueillie par Carrie Beetham, 32 ans, de Hawthorn, qui a appris qu’elle était AF à l’adolescence. « Je savais qu’à un certain moment de ma vie, je serais en fauteuil roulant, mais je ne pensais pas que ça arriverait si vite. Il est donc important de se maintenir en forme, physiquement et intellectuellement, de garder un état d’esprit positif, et d’apprécier les joies que la vie nous donne, sans perdre espoir. »| Commentaires |
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